Aujourd’hui, samedi 22 mars 2024, Oberroedern a commémoré le 80e anniversaire de sa libération lors d’une cérémonie empreinte de recueillement et de reconnaissance.
La commémoration a débuté à l’église avec une messe, suivie d’un rassemblement devant la plaque commémorative. Les Joyeux Chanteurs ont ouvert la cérémonie avec le « Chant des Partisans », un hommage puissant aux résistants et aux soldats qui ont combattu pour la liberté.

Monsieur le maire Claude Philipps a pris la parole pour remercier les nombreux participants, parmi lesquels des anciens combattants, des membres de la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie), les curés Christophe Willé et Christophe Kikonzi, l’ALMO (Amis de la Ligne Maginot d’Oberroedern), les Joyeux Chanteurs, ainsi que le trompettiste André Bohn, qui a accompagné musicalement la cérémonie. M. le Maire a rappelé avec force que la paix ne doit jamais être considérée comme acquise. Elle doit s’entretenir et être protégée. Un message qui résonne avec d’autant plus de force au regard de l’actualité.

Un hommage a ensuite été rendu aux soldats français et alliés qui ont combattus pour la libération de notre région. Une minute de silence a été observée en leur mémoire, avant que Philippe Curtet, président de l’ALMO, ne retrace les événements de la libération du village.
Le 14 décembre 1944, Oberroedern a été brièvement libéré par trois soldats américains en jeep traversant le village sans s’arrêter. Un fait marquant qui souligne le contraste entre l’importance historique de la libération et la manière dont elle s’est manifestée sur le moment. Mais la guerre n’était pas terminée. Le village a été le théâtre de combats acharnés en décembre 1944 et janvier 1945, défendu par un régiment distingué pour ses faits d’armes exceptionnels. L’opération Nordwind, lancée par les forces allemandes le 1er janvier 1945, a entraîné un repli temporaire des troupes alliées. Les habitants ont été contraints de quitter Oberroedern entre le 15 et le 18 janvier, trouvant refuge dans le Jura. Le village est finalement libéré définitivement le 19 mars 1945, marquant la fin d’une période douloureuse pour ses habitants, qui ne reviendront qu’au cours de l’été suivant.

La cérémonie s’est poursuivie avec le dépôt d’une gerbe, puis l’assistance a entonné La Marseillaise avec les Joyeux Chanteurs, accompagnés par André Bohn à la trompette.
Avant de conclure, le maire a une dernière fois exprimé sa gratitude envers tous ceux qui ont risqué leur vie pour la liberté. Un message qui a trouvé un écho particulier dans l’Hymne européen, symbole d’unité et de paix entre les nations, qui a clôturé la cérémonie.